Avis Colours (Castorama) Respirea dépolluante

La marque Colours ne recommande pas l’emploi de sous-couche sur support brut, contrairement aux autres peintures, et l’emballage de la Respirea spécifie que pour obtenir une action dépolluante efficace, il faut appliquer deux couches. Nous avons donc suivi ces deux recommandations lors de notre test. À noter qu’il s’agit de la seule peinture de notre sélection à avoir été appliquée en plus d’une couche.

Avantages et inconvénients

POUR:

  • Facile à appliquer
  • Temps de séchage rapide
  • Aspect fidèle aux promesses
  • Lessivable à l’eau sans endommager l’aspect de la peinture
  • Faible incrustation des taches pour une application en deux couches
  • Bonne aptitude à masquer les taches pour une application en deux couches

CONTRE:

  • Importante émission de composés organiques volatils pour une application en deux couches
  • Émissions de MIT pouvant être problématiques pour des personnes déjà sensibilisées

Colours (Castorama) Respirea dépolluante

L’application au rouleau sur Placoplatre s’est faite sans difficulté : bonne glissance, absence de coulures et d’éclaboussures.

La peinture a séché rapidement et son aspect final correspond à ce que l’on en attend (blanc satiné).

Pour juger de ses performances, nous avons en premier lieu évalué son aptitude à masquer les taches. La première couche s’est révélée insuffisante pour recouvrir un support taché. Sans surprise, l’application de la seconde couche a pallié ce problème. On notera qu’une seule autre peinture parvient à faire mieux qu’elle en une seule couche : la Luxens Haut pouvoir couvrant.

Nous avons également voulu savoir s’il était possible de venir à bout des taches, mais sans endommager l’aspect de la peinture. Notre test a mis en évidence que la Respirea résistait bien au lavage à l’eau. En revanche, toutes les taches n’ont pas pu être éliminées. C’est notamment le cas du vin rouge et du café. À sa décharge, le constat est identique pour toutes les références testées. Les autres taches ont été globalement bien éliminées ou du moins atténuées.

Si l’application en deux couches est intéressante lorsqu’on s’attache à ses performances, elle l’est moins lorsqu’on se penche sur les substances émises dans l’air : 28 jours après application, les niveaux restent non négligeables. La concentration en composés organiques volatils (COV) totaux, un indicateur global de pollution, atteint 436 µg/m3 quand d’autres peintures en dégagent moins de 10 µg/m3. Parmi les molécules émises, on retrouve de la méthylisothiazolinone (MIT), un conservateur réputé allergisant. Les teneurs ne sont pas très élevées et la présence de ce composé est indiquée sur le pot du produit avec la mention « Peut produire une réaction allergique ». À noter que le contact peut se produire lors de l’application mais également après, par voie aéroportée.

Nous regrettons que le marquage A+ porté par cette peinture, au même titre que toutes les autres références de ce test, ne permette pas à un consommateur de faire la distinction entre ce produit et ceux qui sont en revanche très bons (3 étoiles) ou bons (2 étoiles) sur ce critère.

Nous n’avons pas testé son action dépolluante sur le formaldéhyde, car nous n’avons pas trouvé de méthode permettant de simuler une concentration proche de celle généralement observée dans les logements. Les méthodes actuelles évaluent l’impact des produits sur des taux élevés de formaldéhyde sans que l’on sache si les résultats ainsi obtenus peuvent être extrapolés à la réalité.

Cette peinture se prétend dépolluante au motif qu’elle détruit le formaldéhyde. Notre test d’émissions a, de son côté, mis en évidence qu’elle relarguait une quantité importante d’autres polluants, même 1 mois après application. Il est donc tout à fait aberrant de voir la mention « dépolluante » sur un tel produit.